La France doit encore compléter la transposition de la directive européenne (UE) 2024/1785, dite « IED 2.0 », relative aux émissions industrielles et à certains élevages.
Le 25 septembre 2026 la Commission européenne a adressé une lettre de mise en demeure aux 27 États membres, dont la France, pour défaut de notification d’une transposition complète de la directive. Les États membres avaient jusqu’au 1er juillet 2026 pour mettre leur droit national en conformité.
La France dispose désormais de deux mois pour répondre à la Commission et compléter, le cas échéant, les mesures de transposition. En l’absence de réponse satisfaisante la Commission pourra poursuivre la procédure d’infraction et émettre un avis motivé.
Une transposition déjà engagée
Cette mise en demeure ne signifie toutefois pas que la France n’a pris aucune mesure.
Plusieurs dispositions de l’IED 2.0 ont déjà fait l’objet d’évolutions réglementaires françaises. C’est notamment le cas dans le secteur du traitement des déchets.
L’arrêté du 4 juin 2026 a ainsi modifié plusieurs prescriptions applicables à différentes catégories d’installations de traitement et d’incinération des déchets, pour tenir compte des évolutions du cadre européen relatif aux émissions industrielles et aux meilleures techniques disponibles (MTD).
La transposition doit aussi se poursuivre concernant les élevages concernés par la directive. La loi du 18 août 2026 d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles habilite le Gouvernement à prendre, dans un délai de six mois, une ordonnance visant notamment à créer les régimes applicables à ces élevages et à assurer la transposition des dispositions correspondantes de l’IED 2.0.
Quelles évolutions avec l’IED 2.0 ?
La directive révisée renforce le cadre européen applicable à certaines installations industrielles et à certains élevages.
Elle prévoit un renforcement des exigences en matière de réduction des émissions, d’utilisation efficace des ressources et de l’énergie et de prévention ou de réduction de l’utilisation et des émissions de substances dangereuses. Elle élargit également le champ de certaines activités couvertes par la réglementation.
Pour les installations relevant du champ de la directive, l’IED 2.0 introduit également de nouvelles exigences relatives au système de management environnemental (SME). Celui-ci doit notamment contribuer à structurer les objectifs environnementaux, le suivi des performances et les actions d’amélioration du site.
La mise en œuvre de ces nouvelles dispositions dépend toutefois du calendrier et des modalités prévus par la directive et par sa transposition en droit français.
Une transposition encore en cours
La mise en demeure adressée par la Commission européenne marque donc une nouvelle étape dans la transposition de l’IED 2.0.
Si plusieurs évolutions sont déjà intervenues en France, le cadre réglementaire doit encore être complété pour certaines dispositions relatives aux élevages.
Les prochaines mesures françaises seront donc à suivre pour préciser les modalités concrètes d’application de la directive aux installations concernées.
À retenir
- 1er juillet 2026 : date limite de transposition de l’IED 2.0.
- 25 septembre 2026 : mise en demeure adressée aux 27 États membres par la Commission européenne.
- France : plusieurs mesures de transposition sont déjà intervenues pour les installations de traitement des déchets.
- À venir : la transposition doit encore être complétée concernant certaines dispositions relatives aux élevages.






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